Patrimoine


Le patrimoine architectural de Grand-Vabre, riche et diversifié, est le témoin vivant de l'histoire du village dont l'origine, tout comme le nom, n'est pas pleinement définie.

 

Nom du bloc : #bloc133

Aucun document ne permet de dater avec précision la création de Grand-Vabre. La « Chronologie des Abbés de Conques » permet cependant d'affirmer qu'une paroisse existait en ces lieux au VIIIème siècle. Selon certaines hypothèses, sa création pourrait même remonter au Vème siècle.

Selon les spécialistes, le village tirerait son nom du mot celte « vabero » ou « gabero » (eau souterraine, ravin). Cette étymologie se retrouverait également dans la langue gauloise sous le vocable « vobero »ou « vaberos » (cours d'eau souterrain) qui aurait inspiré le terme roman « wabero » (précipice, ravin).

Pourquoi « Grand » ? Les avis sont partagés mais la plupart des spécialistes, qu'ils privilégient la piste ouralo-altaïque, préceltique ou celtique, s'accordent à penser que Grand-Vabre s'orthographiait Gand-Vabre ou Gan-Vabre (qui, selon certains auteurs sous-tendrait une notion de dureté, de pierre ou, pour d'autres, aurait le sens de rigole ou, pour d'autres encore, correspondrait à l'article le). Cette orthographe paraît confirmée par des écrits anciens (comme la « Chronologie des Abbés de Conques » datant de 1060) ou plus simplement par le parler local occitan transmis de génération en génération et donc témoin incontestable de l'histoire de Gand-Vabre.

 
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Nom du bloc : #bloc255

CHAPELLE NOTRE DAME DE LA NATIVITE (OU DADON)

Illustration chapelle Dadon

Située sur la place du village, face aux Monuments aux Morts, cette chapelle a été, d’après la tradition orale qui nous est parvenue, l’église primitive de Grand-Vabre. Aucun document ne donne d’indication précise sur l’époque de sa fondation.

On peut toutefois, selon toute vraisemblance, la faire remonter au VIème et peut-être même au Vème siècle.
Ce dont on est sûr est qu’elle existait au VIIème siècle. En effet, selon la « Chronologie des Abbés de Conques », « un saint personnage nommé DADON, envoyé dans ce monastère par le roi PEPIN vers l’an 753 … se retira dans le lieu appelé GRANDEVABRUM où il fut enseveli devant la porte de la Chapelle de NOTRE-DAME qu’il avait fait réparer ».

Dadon, qui mourut vers l’an 755, serait représenté sur le tympan du Jugement dernier de l’Abbatiale de Conques, sous la forme d’un vieillard à longue barbe appuyé sur un bâton, à la droite du Christ derrière la Vierge Marie et l’apôtre Saint-Pierre.

 
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Nom du bloc : #bloc257

Chapelle Dadon
Chapelle Dadon
Vierge à l'enfant
Vierge à l'enfant

La construction primitive a subi plusieurs modifications au cours des siècles. Un  agrandissement est probablement intervenu vers la fin du XVème siècle. A la fin du XIXème  siècle une partie de l'édifice, endommagée par le temps, a été démolie. Seul subsiste aujourd'hui le chœur de la chapelle primitive qui a fait l'objet d'une dernière restauration à la fin des années 1970 et d'un ravalement en 1999.

Dédiée à la Nativité de la Vierge, la chapelle abrite dans ses murs une Vierge à l'Enfant, statue du XIVème siècle en bois polychrome, restaurée en 1949. Cette Vierge couronnée porte l'Enfant Jésus sur le genou gauche et tient une fleur de lis dans la main droite. Deux berceaux miniatures décorés de rouelles entourent la statue, connue aussi de ce fait sous le nom de Notre-Dame des Berceaux.

 
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Nom du bloc : #bloc265

ÉGLISE SAINT-PIERRE

Eglise Saint Pierre Grand-Vabre

Jouxtant le cimetière, l'Église paroissiale de Grand-Vabre domine le village, comme pour le protéger. Aucun document ne permet de dater l'époque exacte de sa construction.

On peut toutefois raisonnablement penser qu'elle remonte au moins au XVème siècle puisque, d'après le Pouillé de Conques, elle existait déjà en 1510 sous le vocable de Saint Pierre.

Selon le compte-rendu d'une Excursion Archéologique rédigé le 4 août 1876, « l'Église repose sur les fondations d'une église romane du XIème siècle». Le clocher, de style roman à l'origine, a été surélevé en 1923, à l'occasion d'une réparation.

 
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Nom du bloc : #bloc266

Le portail est traité dans un style Renaissance (XVIème siècle). Au centre du linteau est sculpté un blason (aujourd'hui martelé) entouré d'une couronne de feuillage. De part et d'autre de ce blason sont représentés des volutes en S ainsi que des médaillons ornés de profil à l'antique et de petits anges tenant un phylactère. Le Fronton triangulaire au-dessus du linteau est surmonté d'une statue de Saint Pierre mitré.

Rénovée dans les dernières années du XXème siècle, l'Église Saint Pierre a conservé sur son mur de façade la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité ».

À l'intérieur, les voûtes ogivales s'accompagnent de clés et de culots sculptés. Les armoiries du Chapitre de Conques (deux mains jointes) sont reproduites plusieurs fois sur les clés de voûte et sur plusieurs médaillons qui reçoivent et supportent les nervures.

Dans le chœur, à droite de l'autel, on peut admirer, scellé au mur, un bas-relief représentant une « Pietà », datant vraisemblablement du début du XVème siècle

Dans le chœur, à gauche de l'autel, dans une vitrine, est rassemblé le Trésor de l'Église constitué notamment d'une croix de procession en argent, œuvre de Pinel, orfèvre à Rodez et Toulouse et datant du dernier quart du XVIIIème siècle.

Dans la chapelle latérale à gauche de l'autel, se trouve un remarquable tableau peint sur bois datant du XVIIème siècle, représentant, au centre, la Vierge du Rosaire avec Saint Dominique et Sainte Catherine à ses pieds, à gauche, une Nativité, à droite, une Assomption.

 
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Nom du bloc : #bloc275

LA CHAPELLE DE MONÉDIES

Chapelle des Monédies
Chapelle des Monédies

Située au fond d'une gorge étroite, le long d'un affluent de la rive gauche du Dourdou, la chapelle Saint-Léonard-de-Monédiès est accessible depuis le village par un des sentiers de randonnée dont on trouvera la description dans le guide édité par  l'Association « Culture et Patrimoine ».
À l'état de ruine et envahie par les ronces il y a quelques années encore, cet édifice préroman a fait l'objet, à partir du milieu des années 1990, d'une restauration à l'initiative de « Culture et Patrimoine » avec le concours de la commune, après le don du site fait à celle-ci par les propriétaires des lieux. La réhabilitation extérieure de la Chapelle a été achevée en septembre 2009 avec la couverture en lauzes de la nef. Culture et Patrimoine s'est vu attribuer le premier Prix Départemental 2009 du Patrimoine dans la catégorie "restauration" pour le sauvetage de ce témoin de l'histoire de Grand-Vabre. La Commune, pour sa part, a reçu la Mention spéciale du Jury des Rubans du Patrimoine 2010.

 
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Nom du bloc : #bloc276

Plan de la chapelle des Monédies

L'édification de la chapelle, dédiée à Saint Léonard, remonterait au Xème ou XIème siècle. Le Pouillé de Conques rapporte que la chapelle de Monédies, située dans la paroisse de Grand-Vabre, formait une sorte de prieuré sans curé, de l'ordre régulier de Saint Benoît, administré par les moines de Conques. La légende prétend que le moine qui apportait à Conques les reliques de Sainte Foy y aurait fait halte et que la chapelle aurait également servi d'asile en périodes troubles, à des habitants de la région, frappés d'ostracisme, ainsi qu'à des bandits traversant la contrée.

Pourquoi la construction de la chapelle en ces lieux ? Une réponse peut être avancée, avec toute la prudence que sous-tend, par définition, une hypothèse difficilement vérifiable. La route de Saint Jacques de Compostelle voyait les pèlerins utiliser plusieurs chemins. Celui venant du Puy-en-Velay qui passait par Conques rejoignait celui venant de Saint-Léonard-de-Noblat à Puenta-la-Reina à la frontière espagnole. Peut-être y a-t-il une corrélation entre le vocable de Saint Léonard, la chapelle de Monédies et les deux chemins de pèlerinage.

Cette chapelle présente les caractéristiques des églises préromanes rouergates édifiée sur les lieux d'anciens ermitages :

  • elle était petite : 15 mètres sur 7,
  • la maçonnerie était en petit appareil de schiste local,
  • son plan était une juxtaposition de deux quadrilatères, un pour la nef, un pour le chœur (plan dit en double boîte),
  • entre nef et chœur s'élevait un arc triomphal
 
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Nom du bloc : #bloc268

CHAPELLE SAINT ROCH

Chapelle Saint-Roch
Chapelle Saint-Roch
Notre Dame de la Paix
Notre Dame de la Paix

Elle est située à l'extérieur du village, sur les hauteurs du Roucan d'où on a une très belle vue sur Grand-Vabre. La construction de cette chapelle vouée à St Roch s'étale sur une période allant de 1885 à 1890 et a été assurée à l'aide d'une souscription ouverte auprès de la population de Grand-Vabre. St Roch était vénéré comme protecteur des animaux et des cultures. Lors des graves épidémies ravageant le bétail ou d'évènements affectant les récoltes, la population recherchait la protection divine sous forme de pèlerinages, processions ou autres manifestations religieuses. Les bénédictions avaient lieu en direction de la Vallée du Lot et du Dourdou, et ce, à dates fixes, le 16 août pour les animaux, avant la fête de l'Ascension pour les cultures et à l'occasion des rogations. La restauration totale de la chapelle a été réalisée en 1999-2000.

À proximité immédiate de la la chapelle St Roch, sur le Roucan, se trouve la statue de la Vierge Notre-Dame de la Paix. Pour l'atteindre, il faut emprunter un sentier à l'arrière de la chapelle. Cette statue a été élevée en 1945 sur un piton panoramique à la suite d'un vœu fait pendant la guerre 1939-1945. En août 1944, le curé du village a en effet formé le vœu d'ériger une statue à Notre-Dame de la Paix si Grand-Vabre avait « la joie de voir revenir sains et saufs tous ses enfants présentement en Allemagne... ». Ce fut heureusement le cas. La statue fut inaugurée le 15 août 1945 et domine Grand-Vabre depuis lors.

 
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Nom du bloc : #bloc269

 LA VINZELLE

La Vinzelle

ILe village de La Vinzelle se situe sur la commune de Grand-Vabre. On y accède par le pont de Grand-Vabre sur le Lot. Son nom viendrait de vinum (vin) et de cella (cave), d'où vincella en bas latin. Le village qui possédait « haute justice et château terrible », était important au Moyen Âge. Ancienne terre des comtes de Toulouse, c'était une étape sur la route de Saint Jacques de Compostelle (il y a d'ailleurs une porte de La Vinzelle à Conques). Un puissant château occupait l'emplacement actuel du clocher et de l'église. Il disparut au XVIème siècle lors des guerres de religions.

Jusqu'à la Révolution et avant d'être rattachée au département de l'Aveyron, La Vinzelle appartint à la Comté du Carladès comprenant la Châtaigneraie au sud d'Aurillac ainsi que la région de Mur de Barrez. En 1643, Louis XIII remis le Carladès au Prince de Monaco, en compensation des pertes qu'il avait subies durant la Guerre de Trente pour son soutien à Louis XIII.

Pour en savoir plus  Lettres d'érection du Comté de Carlades, en faveur d'Honoré Grimaldi, prince de Monaco (Source BNF)

 
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Nom du bloc : #bloc270

La Vinzelle

L'église, plusieurs fois remaniée, date du XIème siècle dans ses parties les plus anciennes. Elle servait de chapelle au château. Elle est dédiée à Saint Clair et Saint Roch.

Le clocher, construit à l'emplacement du château, est indépendant de l'église actuelle. Il est sur ce rocher depuis la fin du XIXème siècle et abrite la « campana bèla », cloche de 1 250 kg dont la mise en place ne fut pas dénuée de péripéties...

À l'intérieur de l'église dans une vitrine sécurisée sont exposés des objets de culte.
À proximité de l'édifice, un Chemin de Croix gravit la crête rocheuse du Peyral (de l'occitan « peiral », « carrière de pierre »).

La Vinzelle fut un lieu de solitude où vécurent (à la Bécarie) les « enfarinats » (les « enfarinés »), des schismatiques qui avaient refusé le Concordat signé entre le Pape et Napoléon Bonaparte.

Ils vivaient en autarcie, ne sortant que très rarement lors des foires et faisaient leurs dévotions au rythme des sonneries des cloches de La Vinzelle.

 
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Nom du bloc : #bloc271

Fontaine Sainte-Claire
Fontaine Sainte-Claire
La Vinzelle village fleuri
La Vinzelle village fleuri

Henry MOULY fut instituteur à La Vinzelle et créa en 1922 la société littéraire occitane « Lo Grelh Roergàs » (voir la plaque commémorative sur les murs de l'ancienne école). Son fils, Charles, créateur de « Catinou et Jacouti » y naquit.

En dehors du village, mais à proximité, se trouve la Fontaine Saint-Clair réputée autrefois pour son eau bienfaisante, notamment pour les yeux.

Le village de La Vinzelle est primé au concours des « villages fleuris » depuis 1993 et a obtenu « une fleur » en 2003.

VISITE ACCOMPAGNEE POUR LES GROUPES
Contacter le Syndicat d'Iniative de Grand-Vabre

 
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Nom du bloc : #bloc272

LES PONTS

Situé au confluent de deux rivières, Grand-Vabre disposait jusqu'à une date récente de trois ponts : deux, le pont de Miquel et le pont des Passes, vraisemblablement les plus anciens, sur le Dourdou et un, le pont de Coursavy, sur le Lot. En 1992, un quatrième pont, le pont de Grand-Vabre, a été jeté sur le Lot pour prendre le relais du pont de Coursavy, fermé depuis lors à la circulation mais qui demeure ouvert aux piétons.

Le pont de Coursavy
Le pont de Coursavy
Le Pont de Coursavy
Le Pont de Coursavy

Le pont de Coursavy

Situé sur le Lot, à la limite des départements de l'Aveyron et du Cantal, le pont de Coursavy tire son nom du hameau de la commune de Cassaniouze dans le Cantal près duquel il est construit. Il a vu son histoire liée étroitement à celle de Grand-Vabre. Jusqu'en 1857, les deux rives du Lot n'étaient reliées que par un « pont volant » à hauteur du hameau des Pélies. Pour faciliter les échanges entre les départements de l'Aveyron et du Cantal (pour lesquels le Lot assure les limites à cet endroit), il fut décidé de construire un pont en bois. Il s'écroula en 1859 avant même d'être terminé. En 1865, il fut repris en maçonnerie et mis en service en 1867.

Au fil du temps, des désordres se produisirent en raison des crues et des mouvements de terrain sur la rive droite du Lot. En 1937-1938, la voûte droite fut remplacée par un tablier de béton armé. En 1944, la voûte centrale fut détruite par les maquisards FFI et reconstruite en 1945. Les fissures qui se présentèrent par la suite, et dont l'origine se trouvait dans le plissement de terrain côté Cantal, conduisirent à la fermeture du pont de Coursavy en 1992 et à la construction, à environ 500 mètres en aval, du nouveau pont de Grand-Vabre 2 fois plus long que l'ancien.
La destruction du pont de Coursavy était programmée, mais l'opposition de la population sous forme de nombreuses pétitions a permis de différer cette décision.

 
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Nom du bloc : #bloc273

Le pont des Pélies

Situé légèrement en amont du confluent du Lot et du Dourdou, à quelque 500 mètres en aval du Pont de Coursavy, ce nouveau pont est 2 fois plus long que l'ancien puisqu'il mesure 143 mètres contre 73 pour le pont de Coursavy.

Reposant sur deux piles, il enjambe la rivière à 17 mètres de hauteur.

 
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Nom du bloc : #bloc274

Pont sur le Dourdou
Pont sur le Dourdou
Pont des Passes
Pont des Passes

Les 2 ponts sur le Dourdou

Ces deux ponts permettent de relier le bourg de Grand-Vabre aux hameaux situés sur la rive gauche du Dourdou

 
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